Vox Traditionis

Bréviaire romain · Matines · 2 février

In Purificatione Beatæ Mariæ Virginis

Duplex 2 class

Sermon de saint Augustin, Évêque.Leçons 4 à 6 des Matines

(Sermon 13 du Temps, après le commencement)

C’est ainsi qu’autrefois il a été prédit : Il appelle Sion sa Mère ; il a été fait Homme en elle, et c'est le Très- Haut lui-même qui Va fondée. O toute-puissance d’un nouveau-né ! ô grandeur de celui qui descend du ciel sur la terre ! Il reposait encore dans le sein de sa mère, et c’est du sein de la sienne que Jean-Baptiste le saluait. A sa présentation au temple, il est reconnu par Siméon, vieillard estimé, avancé en âge, éprouvé et couronné de mérites. C’est alors que celui-ci le connut, alors qu’il l’adora, alors qu’il s’écria : Maintenant, Seigneurs laissez votre serviteur partir en paix, car mes yeux ont vu votre salut.

Il tardait à sortir de ce monde, afin de voir enfin né, celui par lequel le monde fut créé. Le vieillard connut l’Enfant et redevint jeune par cet Enfant. Il fut renouvelé dans son âge, celui qui était rempli de l’esprit de foi. Le vieillard Siméon portait le Christ enfant, et le Christ guidait la vieillesse de Siméon. Le Seigneur lui avait dit qu’il ne goûterait pas la mort avant d’avoir vu naître le Christ du Seigneur. Le Christ est né et le désir du vieillard s’accomplit dans la vieillesse du monde lui- même. Et lui aussi est venu vers un homme âgé et a trouvé un monde en décadence.

En vérité, Siméon ne voulait pas demeurer longtemps en ce monde, et cependant il desirait voir le Christ dès ce monde, chantant et redisant avec le prophète ces paroles : Montrez-nous, Seigneur, votre miséricorde, et donnez-nous votre salut. Et, enfin, pour que vous sachiez que c’était toute sa consolation, il conclut en disant : Maintenant, laissez votre serviteur partir en paix ; car mes yeux ont vu votre salut. Les Prophètes ont chanté que le Créateur du ciel et de la terre viendrait habiter la terre avec les hommes ; un Ange a annoncé que le Créateur de la chair et de l’esprit revêtirait notre chair ; Jean, du sein de sa mère, a salué le Sauveur dans le sein de la sienne ; Siméon vieillard a reconnu Dieu dans un enfant.

Homélie de saint Ambroise, Évêque.Leçons 7 à 9 des Matines

Lecture du saint Évangile selon saint Luc.

(Luc 2:22-32)

En ce temps-là, après que furent accomplis les jours de la purification de Marie selon la loi de Moïse, ils portèrent Jésus à Jérusalem, afin de le présenter au Seigneur, comme il est écrit dans la loi du Seigneur. Et le reste.

Homélie de saint Ambroise, Évêque.

(Liber 2 Comment. in Lucce cap. 2, post initium.)

Et voici qu’il y avait à Jérusalem un homme du nom de Siméon ; cet homme était juste et craignant Dieu, attendant la consolation dyIsraël. C’est non seulement des Anges, et des prophètes et des bergers, mais aussi des vieillards et des justes, que la naissance du Seigneur a reçu témoignage. Tous les âges, et les deux sexes et des événements miraculeux témoignent en faveur de notre foi. Une vierge conçoit, une femme stérile enfante, un muet parle, ÉHsabeth prophétise, le Mage adore, l’enfant enfermé dans le sein de sa mère tressaille, la veuve affirme sa foi et le juste est dans l’attente.

Et il était vraiment juste, ce vieillard qui recherchait non pas sa grâce, mais celle du peuple, et souhaitait lui-même d’être dégagé des liens d’un corps fragile, tout en patientant pour voir le promis ; car il savait qu’ils seraient heureux, les yeux qui le verraient. Il le reçut donc dans ses bras, et bénit Dieu en disant : Maintenant, laissez votre serviteur partir en paix, selon votre parole. Vois ce juste, enfermé comme en prison, dans sa lourde chair, il souhaite la dissolution de son corps, pour commencer d’être avec le Christ. Car subir cette dissolution pour être avec le Christ est de beaucoup préférable.

Ainsi donc, que celui qui veut recevoir son congé vienne au temple, vienne à Jérusalem ; qu’il attende le Christ du Seigneur, qu’il reçoive dans ses mains le Verbe de Dieu et l’entoure de ses bonnes œuvres, comme des bras de sa foi. Alors il recevra congé, non pour voir la mort, puisqu’il aura vu la vie. Tu vois qu’elle a été abondante pour tous la grâce répandue par la naissance du Seigneur et que le don de prophétie est refusé aux incrédules et non aux justes. Et voici que Siméon prophétise que le Seigneur Jésus-Christ est venu pour la ruine et la résurrection d’un grand nombre, afin de discerner les mérites des justes et des impies ; et pour que, selon la qualité de nos actes, le juge infaillible et équitable distribue, ou les supplices, ou les récompenses.

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