Vox Traditionis

Bréviaire romain · Matines · 24 février

S. Matthiæ Apostoli

Homélie de saint Augustin, Évêque.Leçons 7 à 9 des Matines

Lecture du saint Évangile selon saint Matthieu.

(Matt 11:25-30)

En ce temps-là, Jésus, prenant la parole, dit : Mon Père, Seigneur du ciel et de la terre, je vous rends gloire de ce que vous avez caché ces choses aux sages et aux prudents, et les avez révélées aux petits. Et le reste.

Homélie de saint Augustin, Évêque.

(Sermon 10 sur les Paroles du Seigneur.)

Venez à moi, vous tous qui peinez. Pourquoi donc peinons-nous tous, sinon parce que nous sommes des hommes mortels, fragiles, infirmes, portant des vases de boue qui se heurtent les uns les autres. Mais, si les vases de chair se heurtent, qu’on leur élargisse les voies de la charité. Pourquoi donc dit-il : Venez à moi, vous tous qui peinez, sinon afin que vous ne peiniez plus ? Enfin sa promesse suit de près ; puisqu’il a appelé ceux qui peinent, peut-être ceux-ci demanderont-ils à quelle récompense ils sont appelés ? Et moi, dit-il, je vous soulagerai. Portez mon joug sur vous et apprenez de moi, non pas à construire un monde, non à créer toute chose visible et invisible, non pas à faire des miracles dans le monde lui-même et à ressusciter des morts, mais, que je suis doux et humble de cœur.

Veux-tu être grand ? commence par être tout petit. Penses-tu construire un grand édifice très élevé ? Pense d’abord au fondement de l’humilité : Et plus on veut grande et surchargée d’étages la masse de l’édifice, plus cet édifice doit s’élever, plus profondément on creuse les fondations. Et l’édifice, en vérité, quand on le construit, s’élève dans les airs ; mais celui qui creuse les fondations s’abaisse dans les profondeurs. L’édifice s’abaisse donc avant de s’élever et le faîte ne se dresse qu’après s’être abaissé.

Quel est le faîte de l’édifice que nous nous efforçons de construire ? Jusqu’à quel sommet doit arriver cet édifice ? Je le dis tout de suite : jusqu’à la contemplation de Dieu. Voyez quelle haute et grande chose c’est de contempler Dieu. Celui qui en a le désir comprend ce que je dis et ce qu’il entend. Ce qui nous est promis, c’est la contemplation de Dieu, du vrai Dieu, du Dieu souverain. Car voilà le bonheur : voir celui qui voit. Car ceux qui adorent les faux dieux, les voient facilement ; mais ils voient ceux qui ont des yeux et ne voient point ; tandis qu’à nous est promise la vision du Dieu voyant et vivant.

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