Bréviaire romain · Matines · Temps après la Pentecôte
IVe dimanche après la Pentecôte
Semiduplex
Bréviaire romain, MatinesLeçons 7 à 9 des Matines
Ô craignez donc pour le navire où la sagesse dirige, où les faux enseignements ne sont pas connus, et où la foi gonfle les voiles. Comment sera-t-elle troublée, elle dont le Seigneur est Lui-même le sûr fondement de l’Église ? C’est là où la foi est faible qu’il y a la crainte ; là où l’amour est parfait, il y a la sécurité. Il est ordonné à beaucoup de gens de lâcher leurs filets, mais à Pierre seulement de « se lancer dans l’abîme », c’est-à-dire dans les profondeurs de la doctrine. Qu’y a-t-il de si profond, en effet, que de contempler la profondeur de toutes les richesses, de reconnaître le Fils de Dieu, et d’assumer la confession de sa génération divine ? C’est une chose que l’esprit n’est pas capable de saisir par les recherches de la raison humaine, mais qui est embrassée par une foi sincère.
Et même s’il ne m’est pas donné de savoir comment il est né, je ne peux ignorer qu’il est né. Je ne sais pas quel a été l’ordre de sa génération, mais je reconnais la source de sa génération. Personne n’a assisté à l’engendrement du Fils de Dieu par le Père, mais l’Église s’est tenue prête à entendre le Père témoigner que celui-ci est son Fils bien-aimé. Si nous ne croyons pas Dieu, qui croirons-nous ? Car ce que nous croyons vient de la vue ou de l’ouïe, la vue est souvent trompée, mais « la foi vient de l’ouïe ». (Rm X, 17.)
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