Vox Traditionis

Bréviaire romain · Matines · Communs

Office des Défunts

Bréviaire romain, MatinesLeçons 4 à 6 des Matines

(Jb 13:22-28)

22 Puis appelle, et moi je répondrai ; ou bien je parlerai, et tu me répliqueras.

23 Combien ai-je commis de fautes et de péchés ? Ma transgression et mon péché, fais-les-moi connaître.

24 Pourquoi caches-tu ta face et me considères-tu comme un ennemi ?

25 Veux-tu faire trembler une feuille qui s’envole, et poursuivre une paille sèche,

26 pour que tu rédiges contre moi d’amères sentences, que tu m’imputes des fautes de jeunesse,

27 que tu fixes mes pieds dans des blocs de bois, que tu observes toutes mes démarches et relèves l’empreinte de mes pas ?

28 Et tout cela contre un être qui se désagrège comme bois vermoulu, comme vêtement dévoré par la teigne !

(Jb 14:1-6)

1 L’homme, né de la femme, vit peu de jours, rassasié de tourments ;

2 comme fleur, il germe et se fane ; tel une ombre, il fuit sans s’arrêter.

3 Et toi, Dieu, c’est sur lui que tu fixes ton regard, c’est moi que tu obliges à comparaître avec toi !

4 Qui tirera le pur de l’impur ? Personne !

5 Puisque ses jours sont décrétés, que tu as décidé du nombre de ses mois, et fixé sa limite, infranchissable,

6 détourne de lui ton regard, et laisse-le, jusqu’à ce que, tel un salarié, il s’acquitte de sa journée !

(Jb 14:13-16)

13 Ah ! Si seulement tu me cachais au séjour des morts et me dissimulais jusqu’à ce que reflue ta colère ! Tu me fixerais un terme où tu te souviendrais de moi.

14 Mais l’homme qui meurt va-t-il revivre ? Tous les jours de mon service, j’attendrais, jusqu’à ce que vienne ma relève.

15 Tu m’appellerais et je te répondrais, tu languirais après l’œuvre de tes mains.

16 Alors que maintenant tu dénombres mes pas, tu n’épierais plus mon péché ;

Bréviaire romain, MatinesLeçons 7 à 9 des Matines

(Jb 17:1-3; 17:11-15)

1 Mon souffle s’épuise, mes jours s’éteignent ; pour moi le cimetière !

2 Ne suis-je pas objet de raillerie, l’œil tenu éveillé par leurs provocations ?

3 Dépose donc ma caution près de toi : qui d’autre accepterait un gage de ma main ?

11 Mes jours ont passé, brisés sont mes plans, les désirs de mon cœur.

12 On veut faire de la nuit le jour ; face aux ténèbres, on prétend que la lumière est proche.

13 Si je dois espérer le séjour des morts comme demeure, étendre dans les ténèbres ma couche,

14 appeler la fosse “mon père”, la vermine “ma mère et ma sœur”,

15 où donc est mon espoir ? Mon espérance, qui l’entrevoit ?

(Jb 19:20-27)

20 Mes os collent à ma peau et à ma chair, et je n’ai pu sauver que ma peau et mes dents !

21 Ayez pitié de moi, ayez pitié de moi, vous du moins, mes amis, car la main de Dieu m’a frappé.

22 Pourquoi me poursuivre comme Dieu lui-même ? Ne serez-vous jamais rassasiés de ma chair ?

23 Ah, si seulement on écrivait mes paroles, si on les gravait sur une stèle

24 avec un ciseau de fer et du plomb, si on les sculptait dans le roc pour toujours !

25 Mais je sais, moi, que mon rédempteur est vivant, que, le dernier, il se lèvera sur la poussière ;

26 et quand bien même on m’arracherait la peau, de ma chair je verrai Dieu.

27 Je le verrai, moi en personne, et si mes yeux le regardent, il ne sera plus un étranger. Mon cœur en défaille au-dedans de moi.

(Jb 10:18-22)

18 Pourquoi donc m’as-tu fait sortir du sein maternel ? J’aurais expiré, nul œil ne m’aurait vu ;

19 je serais comme n’ayant pas été, on m’aurait porté du ventre à la tombe.

20 N’est-ce pas peu de chose que la durée de mes jours ? Retire-toi de moi pour que j’éprouve un peu de joie,

21 avant que je m’en aille sans retour au pays des ténèbres et de l’ombre de mort,

22 pays où le crépuscule est obscurité, ombre de mort et désordre, où la clarté même est obscure. »

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