Bréviaire romain · Matines · Dimanches d’août à novembre
IIe dimanche d’août
Sermon de saint Jean Chrysostome, Patriarche de ConstantinopleLeçons 4 à 6 des Matines
(Sermon contre le concubinage, vers la fin, tome 5)
Tant que Salomon fut captivé par l’amour des choses du monde, il les regarda comme grandes et admirables. Il y consacrait beaucoup de peine et de soin, édifiant des palais magnifiques, amassant beaucoup d’or, réunissant des chœurs de chanteurs et des serviteurs de tout genre pour sa table et ses appartements, cherchant son plaisir dans la beauté des jardins et des corps, en poursuivant, dirais-je, tout ce qui peut donner plaisir et agrément.
Mais dès que, rentré en lui-même, il put, comme d’un abîme ténébreux, regarder vers la lumière de la vraie sagesse, alors il poussa cette exclamation sublime et digne du ciel : « Vanité des vanités, et tout est vanité. » Ce jugement et même un jugement plus sublime, vous aussi, le porterez sur cette volupté désordonnée, si vous rompez un instant avec votre mauvaise habitude.
Certes, un si grand amour de la sagesse n’était pas exigé de Salomon aux siècles passés, car la loi ancienne ne défendait pas les plaisirs, et elle ne traitait pas de vanité la jouissance des biens superflus. Cependant, malgré cet état de choses, il a pu voir combien de tels biens sont vils et vains. Mais nous, nous sommes appelés à une vie plus haute, nous montons vers un sommet plus excellent et nous avons à livrer de plus nobles combats. Que dis-je ? Il nous est ordonné de vivre comme les Vertus célestes elles qui sont des intelligences et de purs esprits.